Le marché des aspirateurs robots d'entrée et de milieu de gamme s'est densifié ces dernières années, avec des fiches techniques qui se ressemblent de plus en plus. Sur le papier, la puissance d'aspiration et l'autonomie annoncées varient peu d'un modèle à l'autre. C'est en usage quotidien, sur plusieurs semaines et plusieurs types de sols, que les différences deviennent réellement visibles.
Nous avons retenu cinq références disponibles entre 250 et 390€, installées dans trois appartements aux configurations distinctes : un studio avec moquette partielle, un T3 avec parquet et tapis, et une maison avec carrelage et zones à seuils. Chaque appareil a été utilisé au minimum quatre fois par semaine pendant un mois, sans réglage optimisé au-delà de ce que propose l'application fournie.
Le point commun aux cinq modèles : la navigation cartographique fonctionne globalement bien sur sol plat, mais deux appareils ont montré des limites nettes face aux pieds de chaises et aux câbles au sol, nécessitant une intervention manuelle régulière. Aucun n'a totalement évité ce type de blocage, mais l'écart entre le meilleur et le moins bon est net.
Sur la partie entretien, la vidange automatique — présente sur trois des cinq modèles testés — change concrètement le rapport à l'appareil, en espaçant les manipulations manuelles à une fois toutes les deux à trois semaines selon la surface. Les deux modèles sans cette fonction demandent un vidage du bac tous les deux à trois passages, ce qui alourdit sensiblement l'usage au quotidien.
Aucun des cinq modèles ne s'est imposé comme meilleur sur tous les critères. Le choix dépend surtout du type de sol dominant et de la tolérance à l'intervention manuelle occasionnelle. Nous détaillons dans le tableau complet les notes par critère — aspiration, navigation, autonomie, entretien et niveau sonore — pour permettre une comparaison directe selon le budget et la configuration du logement.